Fini les cadeaux pour les pétrolières et gazières!

Pétition pour l'adoption rapide d'une loi anti-forages sans donner d’argent public en cadeau aux compagnies pétrolières et gazières


Préambule

Le 19 octobre 2021, le premier ministre François Legault a annoncé dans son discours d’ouverture de la présente session parlementaire son intention de mettre un terme à l’exploitation pétrolière et gazière au Québec. Cette intention fut confirmée lors de la COP26, alors que le Québec s’est joint à l’alliance internationale Beyond Oil and Gas Alliance (BOGA) pour mettre fin à l’exploitation pétrolière et gazière dans le monde. Cet engagement doit maintenant se traduire par l’adoption, avant les prochaines élections provinciales, d’une loi anti-forage ferme.

De plus, le risque que le gouvernement donne encore une fois de l’argent public en cadeau aux compagnies pétrolières et gazières est bien réel. Cela fait redouter, outre d’importantes conséquences financières directes pour les contribuables, la création d’un précédent qui pourrait avoir un impact énorme sur le coût de la transition énergétique. Le gouvernement Legault ne doit pas céder au chantage des compagnies qui sont déjà à pied d'œuvre pour mendier des millions de dollars de fonds publics sous forme d’indemnisation. La société québécoise a déjà donné des dizaines de millions de dollars aux pétrolières et gazières pour qu’elles nous poussent au bord du gouffre climatique, menacent nos cours d’eau et détruisent nos milieux naturels. Fini les cadeaux!


Considérant que :



  • L’industrie des énergies fossiles a déjà coûté beaucoup trop cher aux contribuables. Ces entreprises ont déjà touché des dizaines de millions de dollars de fonds publics pour soutenir leurs activités d'exploration pétrolière et gazière. La société québécoise a même donné 120 millions de dollars en cadeau aux pétrolières et gazières pour la fin des projets d’Anticosti, Galt et Bourque. De plus, le Québec est aux prises avec des centaines de puits de pétrole et de gaz orphelins dont le démantèlement et le nettoyage coûteront plusieurs dizaines de millions de dollars aux contribuables ;
  • Les pétrolières et les gazières n’ont jamais obtenu le consentement préalable, libre et éclairé des communautés locales et des peuples autochtones pour débuter leurs opérations. Elles ont acheté les licences d’exploration à 10 cents l’hectare à l’abri des yeux du public. Elles ont débuté les forages et les premières opérations de fracturation sans consultation publique. Il n’y a jamais eu de consentement à l’établissement de cette industrie au Québec ;
  • L’argent public doit servir à financer la transition, pas à enrichir des compagnies d’énergies fossiles. Les fonds publics doivent servir à transformer notre société afin de faire notre juste part dans l’effort mondial contre la crise climatique et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Pas un sou public supplémentaire ne devrait être mis dans une industrie qui nous pousse au bord du gouffre climatique ;
  • Accorder des cadeaux à l’industrie des hydrocarbures créerait un dangereux précédent susceptible d'alourdir substantiellement les coûts de la transition énergétique. Si le gouvernement consent aux demandes des compagnies pétrolières et gazières, il faut s’attendre à ce que d’autres entreprises qui seront éventuellement touchées par des changements législatifs demandent aussi des sommes importantes. La facture totale rendrait extrêmement complexe et difficile le financement de la transition énergétique et de l’adaptation à la crise climatique ;
  • Les compagnies pétrolières et gazières connaissaient les risques environnementaux et financiers inhérents au développement de leurs activités. Plusieurs de ces compagnies connaissent depuis les années 1970 l'impact du gaz et du pétrole sur les changements climatiques. De plus, les scientifiques démontrent depuis des années que si l’humanité veut maintenir le réchauffement climatique sous le seuil sécuritaire de 1,5 degré Celsius, la grande majorité des réserves connues de pétrole, de gaz et de charbon doivent rester sous terre. Ces compagnies ne peuvent donc pas affirmer que l’arrêt nécessaire de leurs activités est une nouvelle soudaine. Elles étaient parfaitement au fait que leurs activités devraient bientôt cesser ;
  • Les efforts de lutte contre la crise climatique doivent être dirigés vers les populations victimes des bouleversements climatiques. La crise climatique aura des conséquences profondes et irréversibles sur de nombreuses populations. Il n’est pas justifié de consentir aux demandes de cadeaux des pétrolières et gazières alors que de nombreuses populations souffrent déjà des canicules, des inondations, des sécheresses, des feux et des tempêtes dont ces compagnies sont en partie responsables.

Revendications

C’est pourquoi les groupes et personnes signataires demandent au gouvernement du Québec et plus précisément à :

Monsieur François Legault, premier ministre du Québec

Monsieur Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec

Monsieur Jonatan Julien, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec

  1. Que le gouvernement québécois adopte, avant les prochaines élections, une loi interdisant complètement toute exploration et extraction de pétrole et de gaz naturel sur l’ensemble du territoire, incluant dans les milieux terrestres, aquatiques et marins ;
  2. Qu’aucun cadeau ne soit donné aux compagnies pétrolières et gazières sous forme d’indemnisation à la suite de l’adoption de cette loi.


Groupes et organisations à l’origine de la pétition


Mères au front

Eau Secours

Fondation David Suzuki

Nature Québec

Greenpeace

Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)

Équiterre

Regroupement vigilance hydrocarbures Québec

Solidarité Gaspésie

Prospérité Sans Pétrole

Non à une marée noire dans le Saint-Laurent

La Planète s'invite au Parlement-Gaspé

Coule pas chez nous !

Environnement vert plus

Front Commun pour la transition énergétique

Coalition étudiante «Arrêtons GNL»



Groupes, organisations et associations étudiantes appuyant la pétition


Ligues des droits et libertés

Association Générale des Étudiants et Étudiantes du Campus de Rimouski (AGECAR)

Association Générale Étudiante de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGEUQTR)

Association québécoise pour la promotion de l'éducation relative à l'environnement (AQPERE)

Comité Citoyens et Citoyennes Protection de l'Environnement Maskoutain

Alternatives

L’écotheque

Coalition anti-pipeline Rouyn-Noranda

Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière

Comité de citoyens responsables de Bécancour

Action Environnement Basses-Laurentides

Association étudiante de Polytechnique (AEP)

Mouvement des Associations Générales Étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC)

L’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (ÆLIÉS)

Mouvement écocitoyen UNEplanète

Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS)

Association Générale des Étudiants du Cégep Édouard-Montpetit (AGECEM)

Réseau Libertaire Brume Noire

Mobilisation climat Trois-Rivières (MCTR)

Réalité Climatique Canada

Les Artistes pour la Paix

Association étudiante du cégep Saint-Laurent (AECSL)

Association générale étudiante  du Cégep de Rimouski (AGEECR)

Objectif
25000
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